Petite impros , bien inspiré par du Eths

Petite impros , bien inspiré par du Eths
Dans chacune de mes goutes de sang se reflète ton visage
Dans chacun de mes rêves tu apparaît enveloppé d'un linceul noir
Chacun de tes mots se répèrcutent sans fin dans mon esprit
Je te regarde te vidé de larme que je ne ferais jamais coulées
Ame noir enfermée dans un corp carbonisé , je t'observe
A chaque fois que j'avance je manque de m'écrouler...
Seuls tes paroles maintienent en vie mon corp scarifié
Seul la douceur de ta peau apaise la douleur de mes blessures
Humain souillé , ne pensant plus qu'a travers toi
Chair et sang mon coeur arraché pouris dans une ruelle sombre
Recouvert peu a peu par les feuilles noirâtres d'un arbre calciné
Je disparait , espoir d'un mourrant...qu'on se retrouve dans les flammes


Qad
# Posté le dimanche 18 mars 2007 03:41
Modifié le dimanche 18 mars 2007 04:27

Mon cher Monsieur.

Mon cher Monsieur.
Pour vous permette ainsi de juger un enfant, il faut que vous soyez sans le moindre doute bien intransigeant. Vous dites qu'ils sont pourri, vil et mal élevé, mais eux ont toute leur vie pour changer ; vous, avec vos catégories bien étiquetées de bon/méchant, bonne poire/pauvret, vous êtes définitivement et presque irrémédiablement quelqu'un de méprisant .
Ces enfants sont mal élevés et méchants, parce qu'ils pensent que c'est ce qu'on en attend. Alors ils font les durs, faisant fit de leur faiblesses, ils se font fauteur de trouble pour cacher leurs maladresses. Ils veulent exister, et comme ils se moquent des gens pleins de bonté, il leur faut trouver un autre moyen de donner une importance à leur vie.
Je hais votre mépris et votre manque de confiance, vos jugements hâtifs traduisant un excès de défiance. Vous refusez de connaître car vous avez peur de vous rendre à l'évidence que vos certitudes et vos stéréotypes ne sont qu'une lâche défense. Je les aime et vous ne pouvez m'empêcher de penser qu'ils ont cent fois plus le droit à mon amour, justement parce qu'ils n'ont rien fait pour le mériter. Juste qu'ils en ont besoin et font n'importe quoi pour avoir l'air de rien.
J'aime leurs maladresses, leurs refus orgueilleux de tendresse, leur rire trop forts pour paraître sincères, leur violence dans laquelle transparait un regard perdu et une envie d'être reconnu qu'ils cachent dans des affirmations trop saugrenues.



Claire
# Posté le samedi 17 mars 2007 07:55
Modifié le dimanche 18 mars 2007 03:56

Alice aux pays des cauchemards

Alice aux pays des cauchemards
Alice s'est rendue au pays des cauchemars, elle a vraiment peur
Là-bas, entre les chemins de ténèbres, trop de tombes sans fleurs
Seule, la lune pâle éclaire faiblement la nuit éternelle, lueur dérisoire
Elle suffit pourtant à faire étinceler ses larmes, sanglots de désespoir

Elle pourchasse le bonheur qui se prend pour un lapin blanc
Il fuit inlassablement, infatigable dans sa quéte, il cherche le temps
Dans sa course folle, elle plonge dans un trou noir, chute mortelle
Sans renoncer, elle se remet sur pied et repart de plus belle

Sur sa route, elle croise un chat étrange, au sourire malsain
Il se délecte de sa fragilité, la noie de ses propos sibyllins
Jouant avec elle, il lui indique le chemin, vers un ailleurs
Puis il disparaît, enveloppé de tout son mystère, joueur

Progressant sur sa voie, elle se trouve face à un jardin désolé
Les jardiniers maudits, la contraigne à lui rendre ses couleurs
Résigner, elle peint pour sauver les apparences si malmenées
Allongée parmi ses créations, elle goûte un instant de bonheur

Visite royale, prise sur le fait de bien être, elle est condamnée
La reine déchue prononce sa sentence, qu'on lui coupe la tête
Joyeux bourreau, l'emporte sur l'échafaud, c'est jour de fête
Des larmes de rage mouillent sa robe, silence, elle n'a pas crié


Lorsqu'on nettoya son sang, il en resta toujours qui ne parti jamais.
Comme soudé à la pierre, gravé pour l'éternité. Cela formait ces mots :

« Dans un pays aux horreurs, où chacun participe à la chute d'autrui, l'innocence est le premier crime. Dans un pays de malheur, le bonheur est un privilège mal accepter.»
# Posté le samedi 17 mars 2007 07:43

Son fantôme dans le brouillard (traduction française)

Son fantôme dans le brouillard (traduction française)
La lune, elle pend comme un cruel portrait
Les doux vents chuchotent les ordres des arbres
Tandis que cette tragédie commence avec un coeur de verre brisé
Et le Cauchemard de Minuit qui piétine les rêves
Mais continue, pas de larmes s'il te plaît
La peur et la douleur accompagnent peut-être la Mort
Mais il est certain que c'est le désir qui guide
Comme nous le verrons….

 
C'était une divine créature
Qui embrassait dans de froids miroirs
Une Reine des Neiges
De loin sans pareil
Des lèvres accordée par la symétrie
La cherchaient partout
De sombres yeux liquoreux
Un cauchemar Arabe...

 
Elle brillait sur les aquarelles
De l'étang de ma vie comme une perle
Jusqu'à ce que ceux qui ne pouvaient l'obtenir
La libèrent de ce Monde

 
Ce Soir fatidique quand...
Les arbres empestaient le crépuscule et le camphre
Leurs lanternes pourchassaient les fantômes et lançaient
Un regard curieux, comme le froid qu'ils jetaient
Sur mon amour l'amertume la tristesse à la lumière de la lune

 
Mettant la raison en fuite
Ou la mettant à mort à leur façon
Ils rampaient à travers les bois
Hypnotisés
Par la lée de taffetas
De Ses hanches qui dominaient
Tous ceux qui la contemplaient
Exceptée une brume qui s'élevait
(Une mortelle bénédiction à cacher)
Son fantôme dans le brouillard

 
Ils violèrent et laissèrent...
(Cinq hommes de Dieu)
... Son fantôme dans le brouillard

 
L'aube La découvrit ici
Sous le regard fixe du Cèdre
Sa robe de soie déchirée, Ses cheveux de jais
Enfuie vêtue d'une robe Sa beauté dénudée
Etait fixée par le gel, je La savais perdue
J'ai pleuré jusqu'à ce que les larmes se rechangent en prière

 
Elle me fit serment dans un sang parfumé
"Jamais nous ne seront séparés
De peur que les Cieux jaloux ne nous volent notre coeur"

 
Après cela je criai :
"Reviens vers Moi
Je suis né amoureux de toi
Alors pourquoi le destin se dresse-t-il entre nous ? "

 
Et tandis que je noyais Ses douces courbes
Avec des rêves non-dits et d'ultimes paroles
J'aperçus une lueur marchant vers la terre
La clé du clocher de l'Eglise...

 
Le village la pleurat
Car Elle fut une sorcière
Que Ses Hommes avaient ardament désiré juger
Et je m'inclinai devant le Christ en cherchant des signes coupables
Mon âme tourmentée sur la glace

 
Une Reine des Neiges
De loin sans pareil
Des lèvres accordée par la symétrie
La cherchaient partout
Des yeux trappistine
Un cauchemard Arabe...

 
Elle était possédée par Erzulie
D'une blanche peau laiteuse
Mon Yin de porcelaine
Un gracieux Ange de Péché

 
Et ainsi pour Elle...
La brise empestait le crépuscule et le camphre
Ma lanterne pourchassait Son fantôme et enflamma
Leur Chapelle et le enferma tous dans une douleur
La meilleura réservé pour le jugement que leur bible expliquait

 
Mettant la raison en fuite
Ou la jetant à l'impudente flamme
Je lançais des cris
Hypnotisé
Par la lée de taffetas
De Ses hanches qui dominaient
Tous ceux qui étaient à distance
Exceptée une brume qui s'élève
Une dernière bénédiction à cacher
Son fantôme dans le brouillard

 
Et j'étreignis
Où les amoureux pourrissent...
Son fantôme dans le brouillard
 
Son fantôme dans le brouillard

=>Cradle of Filth<=
# Posté le samedi 17 mars 2007 07:27
Modifié le samedi 17 mars 2007 10:31

Don juan au féminin

Don juan au féminin
Perte des âmes, elle est une Dom juan
Attrappant la proie, mystérieuse panthère
Profitant des instants présents
Une guerre au goût saveur amère

Aucune prise sur elle n'a le temps
Se faufilant sous le voile de la nuit
Saisisant au vol l'oiseau du moment
Elle savoure la victoire, un cri retentit

Ses yeux aux allures si câline
Ne change pas sa qualité de féline
Vil séductrice qui vous précipite
Sans regret, ni remords elle vous quitte

Un jeu sans impresario
Les jetons du hasard et de l'amour
Belle parleuse, tricheuse sur les mots
Perdez vous un instant, passez votre tour

Elle collectionne vos défaites en s'en delectant
Vorace, tel le félin qui de la proie lape le sang
Tombez, jetez vous dans l'abyme
Des coeurs perdus, ecoutez sa plume

Elle crie à vos pertes, marque de sa haine
Tombez dans la mélancolie, souvenir de sa peine
Un jour viendra où la Dona Juan
Laissera un passage à l'emprise du temps
Qui lui fera oublier souffrance et chagrin
Lorsque la Mort, ironique amie lui tendra la main...


Kity
# Posté le jeudi 15 mars 2007 13:20
Modifié le dimanche 18 mars 2007 03:46